par Vincent FRISTOT
groupe des éluEs écologistes et gauche citoyenne (EGC)
Le vote du budget, c’est le moment pour évaluer les actions publiques menées par la Métro et indiquer clairement les choix politiques.
Les finances de la Métro dépassent le stade … de l’inquiétude
Les budgets de la Métro sont de plus en plus difficiles à équilibrer. L'épargne de gestion n'est pas suffisante pour les investissements. Il y a donc un recours excessif à l’endettement, et après la TEOM, de nouvelles taxes sont annoncées pour … après les élections.
C'est pourquoi, nous ne sommes pas d'accord avec l’investissement démesuré du grand stade (65M€ et aussi 2,7 M€ de coûts directs de gestion supplémentaires chaque année). Avec ce choix erroné, la Métro n'a plus les moyens de s’engager dans une programmation d’hébergement d’urgence et dans un plan de requalification des logements étudiants.
Des nano-bio dopées aux subventions publiques
Nous avons souligné les risques d’un mono-nano développement et des subventions publiques aux nano-bio technologies, avec des centaines de millions d’euros de l’Etat et des collectivités pour les opérations Alliance Crolles, Minatec, Biopolis, Nanobio.
Pour nous les priorités sont aux activités et aux industries d’avenir utiles socialement, plus propres, plus sobres en ressources. Les travaux d’entretien et de renouvellement, d'économie d'énergie, de requalification des logements, de renforcement des transports publics : ce sont là les emplois d’aujourd’hui et de demain.
Un logement pour chacun
La Métro et l'EPFL développent un vrai service du logement, d'aide à la construction et à la réhabilitation de logements sociaux, favorisant les constructions économes en charges, en énergie.
La Métro doit poursuivre son action contractuelle de développement social et de renouvellement urbain de qualité, au bénéfice des populations et des territoires fragilisés et précarisés.
Ainsi, les éluEs écologistes font le tri dans les lignes budgétaires
Nous n’avons pas voté les lignes du budget liées au grand stade d'agglomération, aux subventions aux seules opérations nano-bio, au futur pont Clémenceau à Grenoble, et avons demandé une baisse de la TEOM. Nous avons voté les autres chapitres de ce budget qui correspondent aux services essentiels apportés par la Métro, conformément aux engagement électoraux de 2001.